ous avons pu constater
durant les trente dernières années,
et ceci s’est d’avantage
accentué lors des dix dernières,
que les entreprises profitaient du phénomène
du chômage de masse pour baisser
les salaires au maximum, sous-payant
même les salariés qualifiés,
voire, hautement qualifiés et
utilisant cette menace qu’il représente
pour obtenir un meilleur rendement.
Dans le cadre du
programme proposé par AC2N,
la première
loi qui serait votée
le plus rapidement possible serait
celle concernant l’A.R. (Année de Remise),
dont le délai d’application
serait volontairement très court,
en ne laissant aux entreprises que
seulement trois mois pour se préparer.
Ceci, afin de renverser la tendance à l’avantage
des salariés. Car, l’impact
d’une telle action devrait nous
permettre d’assister, et ce sûrement
avant même le vote de la loi, à un
tel déferlement d’offres
d’emploi que le marché en
deviendrait très vite saturé.
Etant donné que les offres seront, à ce
moment-là, bien supérieures à la
demande –avec
plus de 4 millions d’offres– les
entreprises se verront dans l’obligation
d’user de stratégies très
attractives pour attirer des demandeurs
d’emploi qui n’hésiteront
pas, quant à eux et vu la nouvelle
conjoncture, à être
très difficiles en ce qui concerne
les négociations sur les salaires.
Ce qui devrait très logiquement
se répercuter
sur ceux déjà pratiqués
au sein des entreprises.
Si tel est le cas,
et rien ne permet de penser
le contraire, la consommation
des ménages devrait augmenter
considérablement du fait que
le Pays compte plus de 6 millions de
personnes vivant aujourd’hui
en dessous du seuil de pauvreté,
et que beaucoup d’autres ont
du mal, soit à boucler
les fins de mois, soit à mettre
de l’argent de côté,
ce malgré des revenus fixes
et réguliers. Cet élan
donnera naturellement confiance aux
commerçants, aux agriculteurs,
aux entreprises… qui n’hésiteront
pas à investir et à embaucher
le personnel qui leur fera et qui pour
certains leur font déjà défaut
aujourd’hui, mais qu'ils n'osent
embaucher du fait de la
crise.
De plus, et comme cela
a été développé dans
la
présentation de l’A.R. dans
la rubrique des Propositions,
une seconde loi d’accompagnement
indispensable serait votée,
afin de mettre en place une cotisation
au niveau des entreprises utilisant
des systèmes automatisés
ce qui représenterait les parts
patronales et salariales des charges
substituées par ces robots qui
auront de plus en plus tendance à remplacer
l’homme dans le monde de la production,
ceci afin de financer pour une part
l’A.R..
Une
question ?